Ce jour de décembre

Protégé par Cléo Un fragment de douleur dans cette triste plainte, Qui s’élève d’en bas pour appeler les Cieux ; La foule, dans l’église à l’air silencieux, Demande pour un prêtre une divine étreinte. Cet homme dans ma ville est admiré par tant ; Ne dit-on pas de lui qu’il fit pour notre Église L’œuvre…

Périphérie

Protégé par Cléo De ce tumulte urbain qui trouble mes journées, Je suis perdu dans l’ombre et quête mon bonheur, Mendie un peu plus d’air dans Paris flagorneur, Par les rues alentour que le monde a bornées. Les libertés d’ici paraissent incarnées – L’homme des grands moments le jure sur l’honneur ; Mais ce charme…

Quelques vers sur la miséricorde

Protégé par Cléo Je vis de ma tristesse Une ombre de mortel Je sombre dans la mort Je vis de ma tristesse Je joue avec les sens Le quelconque des mots L’inqualifiable Le doute de la nuit Le noir des sentiments Le monde de la nuit Telle est ma destinée Tels sont mes ombreux troubles…

Euthanazisme

Protégé par Cléo Je chante à l’unisson le temps d’un ailleurs triste,À l’enfant de l’amour que le crime a fauché ;Plus qu’un scandale noir un odieux juriste,Qui devant son courage osa n’être touché. Le silence des grands méprisa ce bel être,Qui désormais repose en les mains de son Dieu ;Car un juge préfère au réel…

ERRANCE

Comme un bateau sans cap tu vogues impuissant Dans le doute insensé qui dirige ton âme ; Les mers de l’amertume ont envahi ton cœur, Et rien en lui ne peut raviver cette flamme, Cet amour généreux, face au flot mugissant. Comme un bateau sans cap tu vogues impuissant, Dans le doute insensé ton pauvre…

COMBAT SUR DES CHEMINS TORTUEUX

Mon cœur est las de tout, de ces moments passés, De ces temps d’infortune et de l'humble journée ; À tant de solitude est-elle condamnée, Cette âme qui paraît des remparts fracassés !? Le désespoir me prend de son coutelas morne, Le noir de la colère et de la folle aigreur Aiguisent avec haine un…

JE PLEURE CE PAYS

Le quatorze juillet d’un âge tourmenté, La France a compromis sa liberté chérie : Le président Macron de son argumenté Nous vendit le vain vent de sa force tarie. Je pleure ce pays qui n’est plus. L’Amérique est plus grande avec son président Que notre pacotille et sa tête jeunotte : Quelque courbette agile adoube…

À LA GLOIRE DU QUATORZE JUILLET

En France, en ce pays débonnaire et futile, Le récent vaut bien plus que mil tendres chansons ; Dès lors il faut jouer cet air de l’an deux mille – Comme il est de coutume on brise les façons. Mes chers concitoyens, il faut bien vous y faire : En France, vain pays dirigé par…

BLESSURES D’ENFANCE

J’ai l’insigne blafard d’une angoisse troublante : Je vais sans vraiment vivre en ce monde brisé ; Peu savent aujourd’hui que je suis déguisé D’un épais camouflage à l’ombre étincelante. On croirait que tapi dans une peur sanglante J’avance prudemment comme un zèbre irisé, La lumière d’un mot qui m’a pulvérisé Recèle les coups bas…

À L’HEURE DE NOËL

Crains-tu l’ennui cruel d’une triste existence, Mon ami ? Car la mort raccourcit la distance Qui reste encore entre elle, et toi, tu pars, tu fuis ; Dans ta fuite la mort, perfide, te poursuis. Tu cherches ce Bonheur que chaque homme convoite, Et crois parfois trouver la gaîté, mais tu boite : Cet insatiable…

BIS REPETITA !

Mon Dieu ! que je suis las des hommes politiques ! Ces repris de justice aux atours pathétiques, Ces tristes parvenus aux airs de comédiens M’épuisent ! Prétendant changer le quotidien, Ils proposent des lois pour grandir leur salaire. La carotte sociale a calmé la colère De nos concitoyens ? Le pays est uni Devant…

DÉSESPOIR DE LA DROGUE

Pour R., jeune drogué Un poison te détruit et tu l’aimes, pourtant, Toi que je vois, hagard, te pourrir l’existence Avec un peu de drogue et beaucoup d’inconstance ; Avec ce cannabis tu te crois important. Tu fumes ce venin comme un réconfortant : De lui tu crois en vain qu’il te porte assistance, Que…

ADDICTION

Je pose mon regard sur un océan terne. Vois-le ! Cet océan, vois-le me tourmenter ! Son flux morbide est là qui prétend m’enchanter : Le malheur bruit, déjà, de son eau qui me berne. Un phare m’éblouit de sa pâle lanterne, Inondant ce regard qu’il aime à régenter ; C’est cet obscur éclat qui…

LUTTE

Se laisser submerger par les flots du rivage, Les vagues du tourment qui enchaînent ma nage, Se laisser caresser par la main du Démon, Par l’âcre fourberie du sel d’un goémon… Tel est mon quotidien de chrétien idolâtre, Cherchant le réconfort chez un mari mulâtre. Sans même contempler du Christ les yeux mourants, Finir par…

LOI VEIL

Dans un monde où l’on tait les bruits de la violence, Une plainte s’élève au milieu du silence ; Comme le cri mortel d’un oiseau de malheur, C’est cette plainte-là dont j’entends la douleur. Dans ce pays qui meurt d’entrer en léthargie, Le Mal a pris l’aspect, froid, de la chirurgie ; Profitant du péché…

HYMNE À LA BEAUTÉ DE MON CORPS

J’évacuais souvent la question dans une bouche de dégoût ; Désormais, je sais comme je suis beau. Je repoussais souvent cette beauté comme l’épouvantail, La tristesse, la blessure de ma vie ; Désormais, je sais comme je suis beau. J’avais peur de ma beauté, je la refusais ; Désormais, je sais que je suis beau.…

ÉCHECS (III) – L’ATHÉISME

L’athéisme est une misère Que l’homme traîne comme une maladie ; L’athéisme est une prétention Que l’homme porte comme un fardeau. Le cœur de l’athée se méprise, Et en méprise les autres. Le cœur de l’athée déteste l’Amour, Puisqu’il le refuse, Puisque Dieu est Amour. L’athée ne comprend la Bible Que par ses lunettes areligieuses,…

CHER GARDIEN DE LIBÉRATION

La force de la prière, C’est d’être faible, Et cela le fort ne l’acceptera jamais, L’athée l’acceptera péniblement. La prière, Cher gardien de Libération, La prière, C’est une arme que vous comprenez mal, Parce que cette arme, C’est l’arme d’un Dieu Que vous refusez, Que vous ne comprenez pas. Cher gardien de Libération, Vous souhaiteriez…

CHEMIN DU PÉCHEUR

I TRISTESSE Triste et mort. C’est ainsi que je le vois, Cet homme. Triste et mort, Comme un être ténébreux, Et hagard. Triste et mort, Morne comme un peu de feu éteint, Brisé comme la tige D’un roseau gelé. Cet homme, C’est un pécheur, Un pécheur Qui ne regrette pas. Il est triste et mort…