BLESSURES D’ENFANCE


J’ai l’insigne blafard d’une angoisse troublante :
Je vais sans vraiment vivre en ce monde brisé ;
Peu savent aujourd’hui que je suis déguisé
D’un épais camouflage à l’ombre étincelante.

On croirait que tapi dans une peur sanglante
J’avance prudemment comme un zèbre irisé,
La lumière d’un mot qui m’a pulvérisé
Recèle les coups bas d’une arme violente,

De la haine qui frappe un homme trop humain ;
De mon être éploré qu’écrase cette main,
Les blessures sont là, pourtant, bien imprimées.

Le rire est ce marchand qui trompe l’œil : ses coûts,
Les traits de mon jeune âge abîmé par les coups,
Il les maquille à point de ficelles grimées.

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