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Nuit agitée

Quelque part s’agitait une flamme superbe, tandis que je dormais – mal – avec les ronflements surfaits de l’homme que le sommeil trouble. Je ne savais que penser du silence mystérieux qui me subjuguait, m’encerclait dans un flot discontinu de pensées alambiquées et endolories. Il faut dire en effet que la nuit ne m’aime pas, et que […]

Y croire

Croyez-vous que je sois ce triste sireÀ la pauvre vertuQui chante aux alentoursDu temps qui passeQuelque chanson perdue ? Vous le croyezPeut-êtreDans vos foyersSous la chaleurD’un feu de cheminée Me croirez-vousQuand je vous disQue j’y peux rienSi j’ai tout perdu ? Vous ne croyez pasQu’un pauvre gars sans toitIl veut pas faire la mancheVous qui le molestezDe […]

Une histoire de faim

La guerre vient. Ne cherchons pas à le nier, elle vient. Et cela peut légitimement nous inquiéter. Un grand dicton moderne dit que « les démocraties ne se font pas la guerre ». Mais les démocraties modernes ne font pas plus la paix. Peut-on appeler paix cette absence de guerre, qui, ne l’oublions pas, est […]

Le Chat

Poème ayant obtenu une Rose d’honneur de la société des Rosati d’Arras Je dédie un poème au fauve nonchalant, À sa fine parure et sa course hâtive, Dont seule la beauté semble être le talent. Petit, son apparence est si laide et chétive, Que l’animal, fier, dédaigne ouvrir les yeux, Paraissant rejeter sa nature fautive […]

Quête de sens

J’ai si longtemps rêvé d’être Dieu sur la terre Pour venger les tourments de rires scélérats ; Je rêvais de ce jour où, de son cimeterre, Ma vengeance brisait cette engeance de rats. Pour l’heure, je n’étais armé que de poèmes, Qui ne disaient rien plus que la méchanceté, Eux qui ne valaient rien lançaient […]

Douce partition

En déposant ces mots j’écris l’éclat d’un rêve Et laisse à l’aventure un trait de sa douceur, Je prends la douce plume où j’ai mêlé, si brève, Une idée imprécise à l’opaque noirceur. Quand je ne sais que dire avec les mots des sages, C’est alors justement qu’en moi viennent les vers ; Chanteurs mystérieux […]

Beuverie

Version originale du poème en bas de la page Dans mon corps le malheur lentement se propage : Gardant sous clé ce pur de mon cœur blême et froid, Il sème aux quatre vents quand la menace croît De mourir englouti par les fruits d’un cépage. Comme un navire sombre avec son équipage, Mes pieds […]

Repos

Dans l’église, ce soir, la nuit semble oppressante, Par mon triste péché je me sens faible et dur, Porter le sombre teint propre à cet être impur Révèle à tout mon corps sa plainte gémissante. La demeure de Dieu, humble et resplendissante Accueille le fardeau de mon esprit peu sûr ; Laissant m’aimer ce pain […]