Terreurs nocturnes

Regardez cet enfant s’agiter cette nuit : Le cauchemar l’a pris dans un filet de toile, Sa glu terrible et sombre à l’air de triste voile Brise jusqu’au sommeil de ce pauvret ! Sans bruit Il fut pris dans ce piège alors que les étoiles, La berceuse d’hier, les pépiements d’oiseaux, Tout semblait s’être uni pour poser…

Il a pleuré

Que pleurait-il‚ hier‚ ce chanteur généreux‚ Tenu par les sanglots qui brûlaient de leurs larmes ? Qui pleurait-il‚ surtout‚ l’artiste malheureux‚ Quand face à de beaux vers l’homme rendait les armes‚   Pour laisser place aux morts fauchés par des soignants ? Face à ces milliers d’yeux surpris par sa tristesse‚ Les pleurs et le silence‚ humbles‚…

Argentiers et argenteries

Quand jadis soigner l’homme entraînait la science À guérir le malade et soigner le mourant, De nos jours un miasme est produit de finance ; Maligne tragédie à l’atour rassurant,   Le fric ruisselle gras pour semer la misère. Pour que l’époque change il mettra le turbo, Comptant vendre un sérum on en fait l’émissaire : La…

Saint Sacrifice

Le tonnerre qui gronde‚ écoutez-le, chrétiens ! Il annonce les jours de persécution ; Telle une âme damnée exhortant ses soutiens‚ La puissance d’en bas crie : exécution !   Le dimanche sacré qui répugne aux puissants‚ Ce jour de mon Seigneur réclamé dans les larmes‚ Je le vois renversé par les cris rugissants De la haine barbare et…

Exhortation

La France n’est pas prête et nous devons partir, Prêts pour la guerre ignoble et le sort du martyr ;   Nous, chrétiens, que l’on met sous le sceau du silence En arrêtant la Messe, osons la résistance !   Témoignons pour Jésus dans ce monde qui meurt, Osons la paix de Dieu face au massacre, au…

Couvre-feu

Ils ont couvert la France avec le plomb des mots, Ils ont brisé ce peuple à qui la foi naguère Évoquait le doux son d’une brise légère ; Ne reste plus que l’ombre et le triste des maux.   Le Feu d’amour s’éteint dans l’âme de la France, Qui donc pour rallumer la flamme du bonheur ?…

Boisson

Démon nocturne et rouge on sait vous engloutir À vous prendre déjà d’une main sèche et ferme ! Ce tapageur du soir n’aura pas d’autre terme Que le ventre infernal qui se laisse abrutir,   Et tourmente un ego prétendant le nantir ! Quand l’ignoble suppôt vous caresse le derme D’un souffle irrespirable où l’ombre vous enferme, Surnageant dans…

Flammes d’éternité

Vieil homme, usé, vieille peau sans prétention autre que la sagesse, je m’étais enorgueilli et ma jeunesse caressait encore les ombres passées. Je marche dans la pénombre où j’entre et la lumière d’où je sors. Je cours vers mon départ. Les bonheurs sont rares et les pleurs sont nombreux. J’écoute dans ma nuit l’étroitesse de…

Un chemin

Le rayon d’un soleil m’attire Comme un embrun de ton pastel – Aube où je me surprends à dire Que j’aime mieux l’air éternel !   Comme un embrun de ton pastel Qui dans les regards vire et vole – Que j’aime mieux l’air éternel Du bigarré d’une Espagnole…   Qui dans les regards vire et vole…

Lapin faquin

À confondre l’Islam et sa prétention, Cet animal simplet qui pense comme une huître Ne vaut pas mieux, hélas, que le rire d’un pitre Qui pleure les exploits de son ambition !   Il est cet homme sombre à la tristesse insigne Qui ne voit pas plus loin que ses airs miséreux, Homme sans foi, sans…

Lutte quotidienne

Sur mon clavier j’écris comme un vieux déshonneur, Remettre le passé dans un avenir morne Ne sert à rien… Aimer, voilà mon seul bonheur, Donner, tel est le but dont l’existence s’orne   Quand je choisis de vivre avec les mots du cœur, Plutôt qu’avec les maux de ma décrépitude ; Je suis anéanti par la…

Accrocs

Exil d’une âme peinéefeu mort sauvagedans une explosionavarice de sentimentsmêlés emmêlés détruitsdémêlés dans le tourbillond’une riche médiocritéocre futile parfum caducfausseté du silencecachette embruméeje tremble d’effroije sombre dans la glacetorve et mornede la superbe ignoble.

Enchaînés à l’enfer

Protégé par Cléo https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/enchaines-a-lenfer https://youtu.be/CjRdbA3diAI Et la vidéo YouTube Ecrit en une demi-heure, montre en main. Poison qui se les amalgame,On nomme gloire un alambic... –Dans le silence on joue un drame,Triste morsure d’un aspic ! On nomme gloire un alambic,Plongeon dans le néant du vide –Triste morsure d’un aspic,Sous le regard d’une impavide ! Plongeon dans…

Miséricorde

Protégé par Cléo Laisse-toi regarder par cet homme qui prit, Un jour, toute douleur sur cette Croix sanglante ; Vois donc l’immense amour qu’il insuffle à l’esprit, La joie humble et puissante à guérir, purulente, La blessure du cœur que tu portas en vain, Croyant que nul pouvoir ne le saurais… Ton âme A regardé le…

La foi des incroyants

Protégé par Cléo Un ombrage s’étend sur la plaine endormie, Tandis que l’aventure éveille comme un chant ; Je trouve magistral ce qui part en marchant, Et cherche aux alentours l’humble et joyeuse amie. Prestance de jadis qui s’élève dehors, La douceur de l’amour trouve aujourd’hui son être Sur la Croix de Jésus ne cessant de…

Crache !

Protégé par Cléo Ce mot jamais prononcéqu’on entendsouvent formulésur le bout des lèvrescrasseux crachouillisque l’on comprendà demi aveuglépar ce masquede la sincérité facticeet d’un authentique artificielcracher oui cracherle venin de discours sans courtoisieet cracherle poison du fisc sans philosophiequi te disentcrache et surtout crache bien ! Or vient le jouroù tout ce qui sortirasera salive et…

Quête de sens

Protégé par Cléo J’ai si longtemps rêvé d’être Dieu sur la terre Pour venger les tourments de rires scélérats ; Je rêvais de ce jour où, de son cimeterre, Ma vengeance brisait cette engeance de rats. Pour l’heure, je n’étais armé que de poèmes, Qui ne disaient rien plus que la méchanceté, Eux qui ne…

Facebook et la publicité

Aujourd'hui, je m'écarte de mon domaine de prédilection, la poésie, pour pousser un coup de gueule poli contre la politique publicitaire de Facebook. Outre que les images nous prouvent comme ils sont de drôles de trolls, je voulais vous inviter à lire ce texte en intégralité ici. « Cher Facebook, Tu me connais. Tu connais…

Beuverie

Protégé par Cléo Version originale du poème en bas de la page Dans mon corps le malheur lentement se propage : Gardant sous clé ce pur de mon cœur blême et froid, Il sème aux quatre vents quand la menace croît De mourir englouti par les fruits d’un cépage. Comme un navire sombre avec son…