APRÈS UNE RENCONTRE AVEC L’AMOUR INCARNÉ

Je rencontrai un dimanche une femme, Pleine d’amour, disait-elle, pour l’âme, Pleine d’amour pour les autres humains, Les animaux. Il suait par ses mains, Ce bel amour ! Il vivait tout en elle, Ce bel amour ! Car cette péronnelle, Pleine d’amour pour elle et pour son cœur, Ne comprenait pas l’éternel honneur, D’aimer Jésus, Dieu d’amour…

L’OMBRE DU JOUR

L’ombre du jour, tel un éclat nocturne, Lève son voile et embrasse la Mort ; L’ombre du jour, constance taciturne, Brise mon âme avec l’épée du tort. Cette ombre diurne est une mer aride, Un sacrilège aux atours de sacré ; Elle est la main qui me tient par la bride, Et qui remplit mon cœur d’un…

CHAGRIN D’AMOUR

Si tu savais ! Ta voix manque à mon cœur, Ta douce voix qui chassait ma rancœur, Dis-moi, dis-moi, où l’as-tu donc cachée ? Dis-moi, dis-moi où elle est attachée ! Ô femme aimée, qui ne veux pas de moi, Ni de l’amour que je porte pour toi, Je me sens seul et je peine à comprendre ! Est-ce…

FUNERAILLES

La plainte s’élevait du sinistre tombeau, En un concert funèbre et beau, Et dans le cimetière empli d’âmes en peine, Il semblait bien que la Géhenne Avait pris le défunt de ses feux noirs et morts ; Tous en semblaient pris de remords. La plainte s’élevait vers les Hauteurs glorieuses, De pleurs aux grâces douloureuses…

L’INSPIRATION VIENT

Saint-Donatien, un jour de mars 2004, il fait froid dehors, l’hiver a duré ! J’écris un poème pour Napoléon ! Il me faut seulement une heure pour écrire six quatrains, vingt-quatre octosyllabes ! Un don se révèle. Les Ponts-de-Cé, février 2009, il fait froid, mais le printemps vient. J’écris, et j’écris mal depuis Derval ! Que j’écris mal. Mon…

À LA RENCONTRE D’UN MISÉREUX

Au pauvre prisonnier que je croisai un jour, Cet homme qui manquait même d’un peu d’amour, Que nul n’avait tiré de sa dure misère, Et dire que sur moi je portais le rosaire ! À celui qui voulait peut-être un vieux quignon, Quand bien même il serait rongé d’un champignon ! Ainsi qu’il me dit (ce sont…

POÈMES SUR LA MORTE CHINE

GRAND Sur la vieille barque une mutinerie, Un combat sans pitié, une bataille à mort, Une lutte de clans pour un cap, vers un port, Que le Sort conduisit à la Timonerie ; Non pas du timonier ordinaire et benêt, Mais un mal capitaine au gouvernail atroce, Un sombre capitaine au coutelas féroce ; C’était un chef.…

DÉSUNION

Désenchantement, Dans l’ombre froide de tes mains, je dépose le linceul de l’amour. Désenchantement, Sur ma bouche, tu poses la haine comme un baiser mortel. Désamour ! Désamour ! Tu meurs aussi vite qu’un souffle ! Désamour ! Désamour ! Tu achèves tant d’hommes par ta faiblesse ! Désenchantement, Sous ta peau vieillie, racornie, mal vernie, je me soumets à tes…

MY IMPRESSIONS ON ENGLISH

On the delicacy of my way of speaking, Well, can I talk about? My English is so hard, Alas, to listen to! All the words that a bird Should’ve sung better than me are only pikes leaping.   M’English sounds so much strange I can’t talk about it. Only words bombing the ears of my…

QUAND MÊME LA VOIE LACTÉE DISPARAÎT

Plus d'étoile la nuit, hélas ! Astres lointains ! Que ne pouvez-vous plus briller ? Qui vous retînt Pour vous cacher aux yeux terriens ? _ Ô malheureuse ! C’est ta Lune adorée qui devient vénéneuse, Empoisonnée, mortelle. Hélas ! tout t’est caché Par cet astre noirci qui t’est trop attaché. Oui, Terre, nous étions ton dernier recours, Mais notre…

POÈME INACHEVÉ SUR LES SOUFFRANCES DE L’HOMME

Être faible, petit, maladroit, vulnérable, Le sage est une proie à la chair agréable, Au cerveau nourrissant. Mais le sage est si rare ! Insoumis, enragé, il devient une tare. Comme chaque proscrit, il peine, il tremble, il tombe, Il souffre, il agonise, il expire, il succombe. Ô Dieu ! quel sort injuste ! ………………… …………………Où est le…

POURQUOI ES-TU PARTIE ?

Pourquoi es-tu partie, ô ma charmante Muse ?   Depuis trois mois, je pleure, et ton souffle perdu Depuis trois mois ne vient m’inspirer ni poème, Ni strophe, ni distique ! À présent, m’est ardu Le moindre mot, ce mot qui sortait de lui-même !   Pourquoi es-tu partie, ô ma charmante Muse ?   Mais, toi, pour que…

SOUS LE FEU DE LA PLUIE

Sous le feu de la pluie, dans le caniveau sombre Qui longeait ma maison, je vis couler une ombre Ecrasée trop longtemps par le poids du malheur. Je vis près de ce corps rongé par la liqueur Une bouteille en vain jetée dans l’eau putride, Un vieux chien affamé, une besace vide. Sous le feu…

TU AS UN CŒUR DE PIERRE, MON AMOUR !

Mon amour, mon amour ! ton cœur est une lave Refroidie. Tu m’aimais, avant, tu m’adorais ! Avant, tu étais là, tu marchais, tu errais, Et je te rencontrai. Maintenant, rien ne lave Le lichen de ton cœur ; maintenant, tu nous hais ; Je pense que toujours tu m’as tant détestée ; Pour mon malheur, je t’aime, et tu…

CATHARSIS D’UN UTILITARISTE

La gueule de l’enfer s’ouvre d’impatience ; Machiavel tremble : tremble, homme de la défiance ! La tentation nous vainc, nous, manipulateurs De l’occasion manquée ! nous, tentés tentateurs, Nation mortelle, griffe acérée, race impure ! Nous, prédateurs manqués de la gloire future ! Nous, profiteurs vaincus de l’utile amitié ! Satan est notre Roi qui n’a pas de pitié, Notre Juge…