Quand jadis soigner l’homme entraînait la science
 À guérir le malade et soigner le mourant,
 De nos jours un miasme est produit de finance ;
 Maligne tragédie à l’atour rassurant,
  
 Le fric ruisselle gras pour semer la misère.
 Pour que l’époque change il mettra le turbo,
 Comptant vendre un sérum on en fait l’émissaire :
 La ruine de l’esprit qui se trame au labo,
  
 La formule parfaite où le rat s’appelle homme,
 C’est signé de l’argent que l’on a couronné.
 Pour produire des billets on force sur la gomme,
 Donner le moindre rond au type abandonné
  
 Dont la masse s’enivre au-devant d’une porte,
 Semble impliquer pourtant d’y mettre un frein à main.
 Tandis que dans la rue une vague cohorte
 Se demande parfois ce que sera demain,
  
 La liberté promeut que l’on change de sexe
 Ou que bébé s’achète à grands coups de pognon ;
 Le mot « nature », étonne au mieux, et souvent vexe.
 Quand papa met au monde on trouve ça mignon ;
  
 Quand la dame là-bas impose à son sixième
 Qu’il calme ses humeurs on redoute un délit.
 Les frissons de l’amour dévoilés d’un poème
 Que l’on lisait jadis avant d’aller au lit,
  
 Ces mots que l’amoureux déclamaient pour sa femme,
 Le moderne y préfère un abscons sensuel,
 Où la chair se consomme en un tourment de l’âme.
 Le reste de valeur prend l’air résiduel
  
 Face au monde orgiaque épris de libertaire ;
 L’homme se prétend dieu pour cracher sur la Croix
 Et désire souvent que le chrétien se terre
 Dans un verbeux discours qui fuit le Roi des rois.
  
 Un miasme – et c’est là le propos d’origine –
 A renversé le monde et le garde fermé ;
 Sur toute la planète un meurtrier de Chine !
 Mais les suppôts du fric n’en ont pas désarmé :
  
 J’en vois même qui croient toujours que leur bedaine
 Vaut plus que le labeur qui lui donne son gras ;
 Ces valets de Mammon ont récolté la haine
 Du cœur de ces exclus dont ils ont fait leurs bras.
  
 Le labo d’autrefois, c’est l’homme de notre ère,
 Pour leur vaccin vendu pour des prix indécents ;
 Le produit qui fait vivre un commerce prospère,
 Ce sont les échalas qui se croient commerçants
  
 Car tout reste gratuit si ce n’est leurs données,
 Que l’on vend sans arrêt car c’est valorisant.
 Le virus se répand des peurs irraisonnées :
 Dans ce monde sans but on masque, méprisant,
  
 L’homme accusé de vivre et de se vouloir libre.
 Quand la ruine menace et la gêne nous prend,
 Le riche se complaît dans un doux équilibre
 Où lui s’enrichira sur un dos qui se rend.
  
 Dans ce monde on vaccine et si quelque prudence
 Affirme qu’il est tôt pour croire d’un poison
 Qu’il est déjà vaccin avec outrecuidance,
 Alors un passeport ramène à la raison
  
 Cette voix vertueuse à l’âme peu docile.
 Le Serpent ne veut plus conserver son venin,
 Mais Dieu qui l’a vaincu le gardera stérile ;
 La prière chrétienne arme le plan divin. 

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