Cet été que je ferais mieux d’oublier


Paray-le-Monial, juillet-août 2017

Comprendre l’implacable, admettre l’impensé,
Vivre l’hypocrisie et son fielleux mensonge,
Sentir sur ses cheveux comme un air insensé
De haine indestructible à jamais qui les ronge.
 
Obscur cœur de charlotte à l’atour aguicheur,
Violent doucereux qui blesse l’entourage,
Je sens un tremblement de venin chez ma sœur,
Et je ne revois plus de sa quelconque rage
 
Le fondement… De fait, tout semble la briser
Comme un oiseau fragile à la patte cassée ;
Je lui fais tant de mal pour mieux la mépriser –
C’est une certitude en son âme blessée.
 
Je ne contrôle rien de ce mal contrôlé,
Qui patauge souvent dans les cris et l’injure,
Cette fureur terrible à l’air mal cajolé
Chante sa symphonie et devant Dieu le jure,
 
Elle change en agneau… puis se fait un lion
(Lionne, dans ce cas) qui mord, griffe et persiffle ;
Elle entre bien souvent comme en rébellion,
Vient saccager mon cœur qui rêve d’une gifle.
 
Elle assure pourtant que je suis ce qu’elle est,
Un manipulateur sans honte et vergogne ;
Ment, rit, hait, hoquète, de beauté se revêt
Comme pour mieux moquer ma pauvre et nouille trogne.
 
Je cours, elle poursuit, mais feint quand je lui dis.
J’en étais amoureux mais elle non. Charlotte
Aux piments du Mexique a fait du paradis
Cet enfer permanent qui pleure et qui parlotte.

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