Le beauf de mai

Un certain mois de mai la masse des élites, Endormie âprement dans son peu de douceur, S’est prise à découvrir la candide noirceur D’étudiants crétins déguisés en hoplites, De jeunes idiots qui préféraient le fric, La baise, le soleil, les plages et les filles, Aux discours généreux des dirigeants gorilles. À la France éternelle et…

Discours téméraire

Il est de ces coquins qui vont à la querelle Pour quelque envie absconse ou quelque fou désir, Dans une lutte à mort ils vivent à loisir Et vont comme affronter leur ardeur naturelle. La passion des sens tient pour eux du bonheur, Quand la verve des mots leur paraît presque triste : Dans ce…

Sur les barbares et leur barbarie

La censure est ce bien que l’on oppose aux bons‚ Ce fléau de justice abattu sur le juste‚ Magnanime grelot d’une immondice auguste‚ Loin de cet humble éclat du moins grand des Bourbons !   L’inepte tolérance est vertu du barbare Qui prend l’atour civil et se pare de peaux‚ Qui‚ quand on le démasque avec…

Les cloches

La cloche de jadis sonnait la liberté – La victoire du Christ qui brisa nos défaites –, Elle chantait la vie et l’immense fierté De ce peuple chrétien qui chômait pour les fêtes.   La cloche d’autrefois tintait d’or ou d’argent, Car nul autre métal n’avait pour le fidèle Le sens ou la beauté de la…

La mort de l’Amérique

Vous reçûtes ce bien que l’on nomme richesse, Préférâtes damner votre âme pour l’argent Et, épousant l’ignoble et satanique gent Par un ombreux désir de combler votre altesse,   Vous fîtes cette tour qui s’élevait aux Cieux ; Vous construisîtes là cette fierté des hommes, Cet orgueil diviseur envahi par les sommes D’un métal corrupteur, lâche,…

Social justice warrior

Mâle blanc, je corrige avec mes vers antiques, Ces bouffons, ces guignols, ces cheveux bleu pétard, Ces chatons sans cervelle au fourbe aspect de tiques, Au ridicule atour de Misère Fêtard !   Mâle blanc, fier de l’être et de ma pensée libre, Il paraît que je suis l’infâme criminel, L’histoire me condamne à cause de…

Lapin faquin

À confondre l’Islam et sa prétention, Cet animal simplet qui pense comme une huître Ne vaut pas mieux, hélas, que le rire d’un pitre Qui pleure les exploits de son ambition !   Il est cet homme sombre à la tristesse insigne Qui ne voit pas plus loin que ses airs miséreux, Homme sans foi, sans…

Le pont des sans-Dieu

Sur le pont de Mostar la haine exacerbée, Violence inouïe où s’enferme le fort, Ces non-dits, ces horreurs, ces guerres et la mort, Cet ignoble jadis d’une terre embourbée ;   S’ils savaient, s’ils savaient, qu’au-delà des vallons Qui dominent leur ville et leur colère noire, S’ils voyaient de leur cœur et non de leur mémoire,…

Chien de faïence

Désignant l’adversaire avec un regard noir, Elle discourt à vide et débat, véhémente, Avec les mots du peuple avide de pouvoir, Qu’elle dit protéger de sa gouaille charmante…   Marine a tout du chef le statut mis à part, Et la stature aussi lui manque, j’imagine, À voir le ton grossier qu’elle use pour l’art…

Égarement

Plongé dans cet amer l’âme se laisse prendre Juste un peu de sa chair et beaucoup de son cœur, Elle oublie un avant, après vient la rancœur ; Qu’elle songe à sa vie elle voudrait la pendre !   Quand je vais dans ma nuit quêter l’ombreux effroi, Mon cœur est pris des vieilles ignorances, Je réfléchis,…

Gloutonnerie

Dans l’auguste silence un jour encanaillé, Un esprit revenu de sa folle misère ; Sur le papier de l’encre un air dépenaillé, Le poids d’un sentiment qui clame le rosaire De l’homme impénitent priant son Adversaire ;   L’homme sans volonté se laissera punir. Je ne sais que penser de ce jour formidable Où l’ombre a retenu…

Cet été que je ferais mieux d’oublier

Paray-le-Monial, juillet-août 2017 Comprendre l’implacable, admettre l’impensé, Vivre l’hypocrisie et son fielleux mensonge, Sentir sur ses cheveux comme un air insensé De haine indestructible à jamais qui les ronge.   Obscur cœur de charlotte à l’atour aguicheur, Violent doucereux qui blesse l’entourage, Je sens un tremblement de venin chez ma sœur, Et je ne revois…

Gaieté et autres joyeusetés de ce temps

Contre le mariage et la famille humaine, Un jour, fut décrété ce légal immoral ; L’imbécillité fourbe à l’atour viscéral Dénomma le sensé du vocable de haine ; Tout ce qui refusait la folie et l’abscons, L’injuste l’appela du nom d’homophobie ! Se retrouvaient, de fait, brisé par la lubie, Le beau, le vrai, le bien, plutôt que…

Parole à l’Accusateur

Je décide d’écrire au vent d’été subtil Un poème aux doux mots qui me sont une gloire, Comme un jeu dangereux qui m’ouvre une victoire ; S’il n’est pas de désir au tour plus simple et vil, Que cette transe ignoble au cœur de mon histoire ; Je ne pense qu’à mal de l’esprit volatil Que…

En vers contre l’ennemi

Sous cet œil dédaigneux de chefs incompétents, Le Turc a décidé cet atroce massacre ; Quand les grandeurs du monde et leurs mots inquiétants Ont choisi de laver leurs mains, la fumée âcre Répand la mort partout dans ce pays lointain. Honte à Macron, qui tait par son béat silence La bombe qui explose et l’avenir…

Monde virtuel

Naviguant dans l’espace où je veux d’un œil vil Épier le vice humain dans sa plus noire frange Lorsqu’il choisit ce point bleu, jaune, rouge, orange (Et se dit qu’il fait là quelconque acte civil), Sur la page des ans je trace ce long fil, D’une plume distraite à l’âme de l’étrange. Comme un appel…

Tu ne tueras point

Loin, le temps où le Christ nous donnait un commandement nouveau : ces jours derniers, j’ai appris que la mort était un droit. Vous savez, l’un de ces droits qui semblent inventés du jour au lendemain, mais qui sont programmés depuis si longtemps dans le secret des loges, le temps que la société soit prête. Oui,…

Harcelé

Protégé par Cléo Souvent, le mot bouscule, et parfois vous détruit. Comme un poing sur la gueule il vient sur le visage, Et marque la victime avec ce fer d’où luit Le rouge ensanglanté d’une indicible rage. Gratuits, les coups m’ont fait comme un tombeau blessé ; Ils m’enterraient toujours un peu plus… Dans mon âme,…

Quelque part, à Wembley

Protégé par Cléo Les Dragons l’auront fait que le Quinze publie : « Quelquefois celui-là peut gagner quelque rien ! » Le Treize n’est pas mort mais le Quinze sait bien Tout ce qu’il vaudra mieux que point l’on ne publie. Je le fais à sa place en posant ces mots sombres ; Car ce…