Ce rêve m’a joué un mauvais tour, hier, 
De vérité soudaine, abrupte et clémente, 
Avant d’évanouir d’une vaine tourmente 
L’espoir que j’avais cru comblé… Le regard fier, 
Je m’en étais allé dans la sylve charmante, 
Et courais comme un faon, et chantais comme un air. 

Je passai par les bois filant à la clairière, 
Sans comprendre pourquoi je m’épuisais ainsi ;
Les soupirs généreux du vent avaient forci, 
Faisaient entendre la voix d’une douce lumière. 
Envoûtante, elle mit mon être à sa merci, 
Me conduisit vers là où la sylve s’éclaire. 

C’est alors que je vis ce regard bienheureux 
De cette jeune fille ô combien désirée ! 
Je lui dis tout l’amour de mon âme inspirée ; 
La jeune demoiselle avait l’œil généreux 
Pour les mots de ma bouche à la délicate orée. 
Je crus bien lui donner mon atour chaleureux, 

Car elle s’approcha, me prit la main troublée, 
Répondit le doux mot dont rêve tout amant. 
Et nous nous donnions ce baiser proclamant 
L’amour. Mais rien ne vint car mon âme ensablée 
Par le flux du réveil comprit incessamment 
La tendre duperie à l’âme endiablée. 

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