Pensées sur un film

S’il est un doux pouvoir à l’oreille assoupie, C’est bien d’entendre là les mots silencieux Des songes et du rêve élevant dans leurs cieux. L’homme parfois les voit comme une humble toupie – Qui volète à l’entour avec fougue et puissance – L’homme voit, dis-je donc, l’étrange vérité D’un mensonge intimiste à l’air d’autorité, Qui répand…

Rencontre inopinée

Ce rêve m’a joué un mauvais tour, hier, De vérité soudaine, abrupte et clémente, Avant d’évanouir d’une vaine tourmente L’espoir que j’avais cru comblé… Le regard fier, Je m’en étais allé dans la sylve charmante, Et courais comme un faon, et chantais comme un air. Je passai par les bois filant à la clairière, Sans…

Inspiration

Tout ceci n’est que rêve, inepte et tromperie : Dans la nuit du sommeil qui charme mon regard, Je contemple un sublime avec l’âme fleurie Comme m’entoure un air de silence ringard. Il arrive parfois que je laisse conduire Le rêve qui m’entoure et la nuit qui me prend, Comme un magicien qu’on entendrait bruire Alors…

Nuit agitée

Protégé par Cléo Quelque part s’agitait une flamme superbe, tandis que je dormais – mal – avec les ronflements surfaits de l’homme que le sommeil trouble. Je ne savais que penser du silence mystérieux qui me subjuguait, m’encerclait dans un flot discontinu de pensées alambiquées et endolories. Il faut dire en effet que la nuit ne m’aime…

Mort d’un oublié

Protégé par Cléo La grandeur de ma vie aigrit mon amertume ; Pas un jour je ne vois le brillant du métal, Je reste ce charmeur au vers sentimental, Dont la rime se fait quelque noble coutume ; Ma défaite a grandi cet orgueilleux costume. Du hideux bruit mondain qui surgit du cristal, Je n’oublierai…

ÉCHECS (III) – L’ATHÉISME

L’athéisme est une misère Que l’homme traîne comme une maladie ; L’athéisme est une prétention Que l’homme porte comme un fardeau. Le cœur de l’athée se méprise, Et en méprise les autres. Le cœur de l’athée déteste l’Amour, Puisqu’il le refuse, Puisque Dieu est Amour. L’athée ne comprend la Bible Que par ses lunettes areligieuses,…

LE REPOS DE L’ENCRIER

UNE LONGUE PAGE D’ENNUI   Sur son cahier noirci par sa plume inutile, Le cancre, courageux parfois, lassé souvent, Rêve d’être oublié au milieu de son île Désertée par le cours, tranquille dans le vent.   Oubliés le tableau, la craie ; tout n’est qu’idylle ; Il s’étend sur la plage, et l’horizon devant Laisse le vacancier…