Dans l’auguste silence un jour encanaillé, Un esprit revenu de sa folle misère ; Sur le papier de l’encre un air dépenaillé, Le poids d’un sentiment qui clame le rosaire De l’homme impénitent priant son Adversaire ; L’homme sans volonté se laissera punir. Je ne sais que penser de ce jour formidable Où l’ombre a retenu ce qu’elle peut ternir ; Il n’est pas de folie à l’air plus redoutable Que le silence sourd du patois détestable, Point de malheur aux flots plus durs et tourmentés Que le vocal sournois d’une flamme indicible ! L’homme court à l’Enfer pour les tons argentés D’un exécrable honneur au ventre irrésistible : Gourmet insatiable il se croit perfectible Car il se pense bon, juste, joyeux, vivant ; Il va replet, serein, mais court droit vers sa perte. Il ne pense pas même au quidam le suivant Qui réclame un regard, non une feuille verte. L’homme se croit plus grand que la Croix découverte.
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