PREMIÈRE NUIT


Bonheur ! ton habit blanc, fébrile, je l’enlève,
Te contemplant. Ton corps ! enfin m’est découvert.
Je te prends, contre moi, et dans un doux concert,
Nous unissons nos peaux, comme un chant, comme un rêve !

Pour la vie, pour la vie, nous respirons sans trêve,
Ces mots de notre cœur, sur cet îlot désert –
Ce beau lit – nous chantons l’union, que rien ne perd ;
Nous rions, nous jouissons, et notre amour s’élève !

Je t’aime, ma chérie ; je t’aime, mon trésor !
Ces mots ne sont pas vains, ils sont tout parés d’or !
J’aime tes cris, tes pleurs ; j’aime ton corps, ta bouche !

Quelle joie, quelle joie, ô Seigneur, de l’aimer !
Quand je prends cet oiseau, que je crus si farouche,
C’est au Dieu Trois en un que je vais m’arrimer !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s