Douce partition


En déposant ces mots j’écris l’éclat d’un rêve
Et laisse à l’aventure un trait de sa douceur,
Je prends la douce plume où j’ai mêlé, si brève,
Une idée imprécise à l’opaque noirceur.

Quand je ne sais que dire avec les mots des sages,
C’est alors justement qu’en moi viennent les vers ;
Chanteurs mystérieux aux étonnants messages,
Ils nous font ressentir cet étrange univers

Du sensible conçu dans leur voix d’améthyste ;
Ils ont guidé leur maître, ils ont mené leur chef.
Faire chanter les mots de mon âme d’artiste,
Dans ce monde poli mettre un beau relief,

N’est-ce donc pas l’honneur que fait l’art poétique ?
Peu me chalent les airs d’un titre ambitieux :
J’aime par-dessus tout le tendre frénétique
De cet humble solfège au tendre précieux.

2 commentaires

  1. On ressent bien dans ces alexandrins expressifs, l’importance conférée au comblement de l’esprit !
    Cette partition donne la sensation de couler de source, sans qu’aucun travail excessif ou trop minutieux n’ait été mis en œuvre. C’est sans doute cela, le vrai talent !

    Dommage, la répétition de « tendre » en note finale… Mais, c’est un choix de l’auteur que je ne me permettrai pas de contester.

    Bien amicalement

    Aimé par 1 personne

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