Ce regard qui change tout


L’épée qui vous menace le plus, c’est l’œil de vos frères. Le glaive le plus tranchant, c’est le regard posé sur vous, à guetter la moindre de vos réactions.
Le livre dont vous parlez avec foi, peut-être le méprisent-ils avec leur cœur mauvais et leurs mots contondants. Vous vous sentez plus sage, plus intelligent qu’eux. Il vous traite comme les ânes qu’ils sont possiblement parfois – et que vous n’êtes pas. Vous avez le sentiment d’être rejeté comme un moins que rien. Parce que l’on méprise ce que vous êtes, et ce que vous lisez.
Vous avez le cœur en colère face à l’injustice que vous subissez, face au mal que l’on vous fait, jusque parfois dans votre propre famille. Cela vous rend triste et malheureux.
Vous avez le cœur de plus en plus empli de haine et de rancœur. Vous en voulez à l’humanité de ce qu’elle vous a fait. Vous vous sentez rejetés et parias où que vous alliez.
Bref, les mots et les regards vous harcèlent, vous poussant à mentir pour survivre. Vous ruminez votre vengeance et votre cœur se l’imagine comme une libération.
Femme, vous êtes condamnée à vous taire. Homme, vous êtes condamné au mépris.

N’imaginez pas que je parle une nouvelle fois de ma vie, non. J’adresse un message à ces frères en humanité qui rendent leur culte au Dieu seul, imaginant aujourd’hui peut-être encore que j’en ai trois. J’essaie d’imaginer leur souffrance et leur désarroi quand je les vois désespérés. Car qui ne croit pas en l’espérance de la Résurrection ne connaît pas l’espérance. Car qui rejette Jésus crucifié ne peut pas aimer pleinement.

Laissez-vous libérer par son regard empli d’amour et de bonté pour vous. Il vous aime, musulmans, tous autant que vous êtes. Quelles que soient les abominations que l’on a pu vous pousser à commettre au nom du mensonge. Quel que soit le mensonge dans lequel vous avez pu vous enfermer. Quel que soit le mal que vous avez pu faire.
Ne niez plus la réalité du Mal en Islam. Vous sentez bien au fond de votre cœur toute la difficulté que vous avez à comprendre ce que vous demande de faire le Qur’ân et le Prophète de votre religion. Quelle est l’absurdité des règlements de la Sunna et des hadithin sahihin. Quelle drôle d’exemple de vie a mené Muhammad.
Ce qui est licite peut être mal. Vous le sentez quand vous expliquez que celui qui tue un homme, tue l’humanité, tout en restant évasif sur le sort de beaucoup de chrétiens en terre d’Islam. Ce qui est illicite peut être bon. Un de nos adages ne dit-il pas que tout est bon dans le cochon ?
Je ne proclamerai point dans la langue sacrée que « Muhammed est le Prophète. » Je ne puis de même confesser en arabe que « Dieu est le seul dieu » – alors que je le crois –, puisque je dois lier cela avec la non-divinité de Jésus. Je le refuse, car je sais, et je crois que Jésus sauve, qu’il fait des merveilles et qu’il peut en faire dans ta vie.
Je t’ai trop longtemps regardé avec dédain et mépris, comme trop d’hommes le font aujourd’hui. Mais je refuse de devenir musulman. Si seulement tu ne pouvais pas m’en vouloir.
Je comprendrai que cela te rende triste, en colère ; je veux bien comprendre que tu m’en veuilles.
Certes, tu peux comprendre que je ne puis croire en la joie et la paix quand je sais que tous vos pays sont en guerre et ne comptent pas en sortir. N’oublie pas que beaucoup de ces contrées étaient chrétiennes, boisées, et riches, mais que tes ancêtres les ont, avec fanatisme, détruites, islamisées et appauvries.
Peut-être ne crois-tu pas au bonheur. Peut-être crois-tu que la vérité est une vérité divine révélée à Muhammad une dizaine d’années avant l’Hégire. Sache, et comprends, que tu ne seras jamais comblé.
Homme, tu seras peut-être riche ; peut-être honoreras-tu tes épouses ; peut-être te sentiras-tu en sécurité sur cette Terre ; peut-être feras-tu tout ce que te prescrit le Livre que tu crois saint. Mais tu sentiras ce vide immense dans ta vie. Femme, tu seras une épouse fidèle ; tu auras de beaux garçons et des filles soumises. Mais ne te sens-tu pas condamnée par ton propre dieu à pire sort que bien des infidèles ; ne te sens-tu pas esclave et prisonnière ?
Comment est-il possible que vous ne preniez pas conscience que l’apostasie est la seule clef – je dis bien la seule – pour que vous viviez ? Peut-être craignez-vous le châtiment des hommes. Mais alors vous n’aurez pas à craindre les hasards d’un divin éthéré et lointain, qui joue des hommes comme de marionnettes et de pantins.
C’est folie ce que je dis là, mais l’apostasie est votre porte de sortie. La seule qui vous permette de fuir l’enfer sur Terre, et de gagner peut-être le bonheur immense d’aimer Jésus. Pourquoi les chrétiens que beaucoup de vos frères ont pu persécuter et que certains massacrent encore, pourquoi donc ces chrétiens ne sont-ils jamais devenus musulmans ? Parce que la Vérité les a rendus libres.
Amen.

4 commentaires

      1. Elefthería í thánatos
        Traduction littérale :
        La liberté ou la mort !

        Cette devise fut le cri de bataille des Grecs luttant pour la libération contre l’occupation ottomane.

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