Grande violence internée


J’entends avec effroi quelque folle crier ;
De mon cœur démoli je comprends son malheur,
Ce trop-plein de misère a compris sa valeur,
Et hurle dans la nuit ce qu’il n’a pu prier.

Le monde l’a maudit de son regard brutal –
Guidé par une norme impitoyable, il tue ;
Sans vergogne il massacre un cadavre abattu,
Un vivant déjà mort qui suinte l’hôpital.

Car tu ne pourras voir ce meurtre dans la nuit
Ni même imaginer qu’il soit meurtre. Mensonge
D’un siècle perturbé par un mal qui le ronge :
Ce pilulier mortel qui libère le bruit.

Hier, ces charlatans ne faisaient point scandale,
Enfermaient leur victime avec psychiatrie ;
Homosexuel, dément, sortaient autant meurtris,
Car ces maisons de mort cachaient leur honteux mal.

Mais désormais le jour révèle son forfait,
Il chante un refrain traître au grand Hippocrate.
À comprendre le gène, humanité ingrate,
Tu condamnes à mort le faible et le mal fait.

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