Testament


J’imagine parfois comme un semblant d’humain,
À me donner l’épaule et me tendre la main,
Mais je rêve, je rêve, et je n’y vois pas d’âme !
J’aimerais tellement que me l’offrît demain
Quelque beau dévouement d’une amoureuse flamme !

Je ne sais que penser de ce monde sans loi,
Ce vide de pensée où se meurt toute foi ;
J’aimerais d’un chrétien qu’il me donnât la vie,
Ce Dieu dont il me parle et qu’il dit être Roi…
Mais est-ce bien là que mon âme dévie ?

Je cherche le Bonheur et le prends de travers,
Je quête mon chemin sans dire de ces vers
Qu’ils sont les doux témoins d’une angoisse indicible ;
Souvent, je me surprends dans la fange et les vers
À chérir le Bon Dieu d’une joie accessible.

Je ne sens plus passer le Temps, ni la gaîté ;
Je crois trop bien que plane un vol de majesté
Que j’échoue à saisir dans mon humble misère,
Moi qui suis la ténèbre et vis d’iniquité,
Car je meurs et je tombe au fond d’une humble terre !

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