Que mon cœur parle, et sombre, et croule dans la nuit, Je ne touche qu’au fiel d’une tristesse insigne ; Je ne touche le ciel du plus troublant bruit Que par le doigté d’un dieu qui montre un mauvais signe. Mon cœur saigne. Il est mort, être trouble, imparfait, Qui se vide à jamais de son écume indigne ; Comme si dans les Cieux le Christ insatisfait Le conduisait au feu d’une pure tendresse, Mon cœur s’est endormi d’un sommeil sans effet. Je rêve du soudain d’une douce caresse, Du futile et du rien de quelque chatoyant, Mais le Christ désirait plus que la nuit traîtresse Ou l’éphémère mort d’un humain larmoyant.

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