Par l’enclume des vers j’ai forgé chaque rime‚
Peaufiné de brefs coups les sentiments du cœur ;
Surgissent sous l’acier un calame moqueur‚
Son impudent refrain de querelle et d’escrime.

Je suis ce hobereau que l’écriture grime
En un silence noir d’une vieille rancœur‚
Qui polit le vieux chant d’atour souvent truqueur‚
Lui forge l’air ronchon du pauvre qui s’exprime.

Le poème de l’âme est un fou qui se perd‚
Cache les mots du doute avec le vieux haubert
Dont l’auteur est vêtu comme de la fadaise.

Il encre de ses mots son crayon élimé‚
Et martèle à l’envi cette brûlure d’aise
Près du littérateur à l’aspect sublimé.

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