Troublante humanité

Écoute-le, ce cœur, battre son timbre frêle D’une tendre mesure à l’amoureux chanté ; Le chant de l’existence est comme une aquarelle Qu’un coloris rythmique appose avec doigté. Comme un bruit tranquille à l’ombre généreuse, Il éprouve les sens de son tendre plumeau ; Brisant le convenu d’une âme aventureuse, Parfois, d’un heureux rêve il se fait […] Lire la suite

IL ÉTAIT FRANC-MAÇON

À Maurice Caillet. Je ne crois pas au vain de la sinistre Église Où le vœu d’être libre s’enlise, Je ne crois pas en Dieu, ce Jésus qui n’est pas, Qui n’est qu’un repousse-trépas, Je ne crois pas au Père, à l’Esprit. Pour paraître Je vais voir ce vaniteux prêtre, Mais aujourd’hui, fini. Assez du […] Lire la suite

AMOUREUSES ÉTRANGETÉS

Un rythme unique Un rythme frénétique Comme un vent Sur ma peau. Je le sens Qui me caresse Avec son peu De tendresse. J’aime ces mots Je les chéris Je les sens Je les vis. J’embrasse ces mots Qui se bousculent Sur mes lèvres Apaisées. Uniques Vent du langage Qui part au loin Dans l’absolu […] Lire la suite

BOUTEILLE À LA TERRE

Vois cet enfant bizarre, égaré, solitaire, Danser paisiblement sans vouloir déranger, Souvent, quand on lui parle il croit être en danger, Il voit chacun parler mais lui aime se taire. Les manières d’autrui pour lui sont un mystère : Son regard toujours froid qui te semble étranger Cache tant d’émotions, tant d’efforts pour changer ; […] Lire la suite

FIN DE L’ÉTÉ

De ce vent automnal, j’aimerais partager La douce mélodie. Sens-le qui te caresse, Ce zéphyr envoûtant comme l’enchanteresse ; Le calme de son souffle est un air passager ! Réjouis-toi de la pluie dont il est messager, Car déjà, il fait fuir la chaleur qui t’oppresse ! Ce Soleil de l’été, de ses rayons, t’agresse […] Lire la suite

JE VIS DE CETTE JOIE

C’est avec de l’amour que je veux transformer Ma vie, l’offrir au monde avec délicatesse ; Je peux de ma douleur faire un puits sans tristesse, Et de mon pauvre rien mon âme peut s’armer. Je vis de cette joie dont on veut s’alarmer, Je loue la frêle vie et non la robustesse ; Au […] Lire la suite

ESPÉRANCE

Dans ce rêve envolé je m’arrime à l’espoir Que, peut-être, le temps vient offrir à ma lyre ; Je le crois tout à fait tant j’aime me relire, Voir dans ces vers le Beau dont ils sont le miroir. Ma joie est de sortir ma plume du tiroir, Humecter le papier de son tendre collyre […] Lire la suite

DANSE DE LOUANGE

Fermant les yeux, je dansai ; Les fermant à la lumière Du monde, la fois dernière, Je dansai, je m’élançai ! Ma danse était libérée : Mon pas était doux, léger ; Je me laissai protéger Par sa force accélérée ! Je dansai pour Jésus Christ, Le roi d’éternelle gloire ; Je dansai pour sa […] Lire la suite

L’ART DU VERS

Qui n’a pas essayé un peu de poésie ? Ou quelques mots, cherchant des vers de frénésie ? La poésie sublime aussi bien l’avenir Que l’homme se dessine et ne peut retenir, Que le fuyant passé, tiré de la mémoire, De quelque fier ancêtre au sommet de sa gloire. Mais ce que le poème, art […] Lire la suite

LE POIDS DES MOTS

Le poids des mots est sans demi-mesure : Ce poids entier pèse sur l’embrasure Des cœurs, ces cœurs entaillés du péché ; Ce sceau du Mal qui me rend éméché Par l’alcool vain de ces séductions vaines – Ce poison lent qui coule dans mes veines. Mauvais, le mot damne avec dureté ; Béni, il […] Lire la suite

À MA FUTURE FEMME

Peut-être ne te connais-je pas encore, Sûrement ne t’ai-je pas encore rencontrée, Mais je sais que tu m’es destinée ! Dans mon cœur Dieu a suscité Ce désir de mariage, Et ce mariage, Femme que je ne connais pas encore, Je désire le vivre avec toi. C’est avec toi seule que je souhaite Me marier, […] Lire la suite

SUR LES MOTS

Les mots vacillent, les phrases tombent, les paragraphes choient. Une chute sans fin. Couchés sur le papier, prononcés à la va-vite, Les mots se bousculent dans mon esprit. Une chute sans fin. Je parle, j’écris, je chante ces paroles De l’esprit. Une chute sans fin. Une chute sans fin sur l’obstacle De la pensée, une […] Lire la suite

À CE COUPLE DE LA RUE

Nous sortions de l’église cathédrale, En un temps de joie. Nous sortions de cette douce cathédrale Où nous venions de chanter la Noël Avec un cœur changé. Je vis alors Ce couple, Leur chien ; Ce couple resté dehors dans le froid. Qu’avait-il fait ? Pourquoi était-il là ? Je vis cet homme et cette […] Lire la suite

NOËL

Voyez les flots de l’Amour Naître en ce beau jour ! Voyez les flammes de la Vie Grandir, grandir, et ne s’éteindre pas ! Ô Noël, Noël ! Mystère de la perfection, Perfection de l’amour incarné, Don divin dans sa plus humaine vérité ! Tu es la joie d’un doux foyer, Où brûle la douceur […] Lire la suite

LA JOIE DE SERVIR

Dans la joie de servir, Il y a cet amour du prochain Qui guide l’âme, Le cœur et l’esprit, Les mains qui travaillent, Les pieds qui servent, La tête qui réfléchit, Les yeux qui contemplent, Les oreilles qui admirent. Dans la joie de servir, Il y a surtout Jésus Christ ; Sans lui, Point de […] Lire la suite

HYMNE AUX FEMMES

La gente féminine, Un mystère, Un don du Ciel. Je ne la comprends pas vraiment, Cette armée de bavardes et pipelettes, Capable de s’étendre des heures durant Sur un sujet quelconque. Mais j’admire ce don du Ciel, Ces gardiennes du sacré, Ces temples de l’invisible ; Elles qui entendent l’amour, Plus qu’elles ne le voient. […] Lire la suite

UN JOUR DE PEU

C’est comme un jour de fête, un jour de peu, Les nuages sont chassés, le Soleil brille. Pas de pleurs, pas de cris, simplement de la joie. Pas de préoccupations du monde, ni de peur, Simplement de la joie au quotidien. Un jour de peu, C’est un beau jour ; Un jour de beau temps, […] Lire la suite

LETTRE À MON PAYS

Chère France, France, mon cher pays, France, ma douce amie, France, terrain de jeux de mon enfance, Tu es comme une femme flétrie. Ma pauvre France, pourquoi abandonnes-tu ton Dieu ? Pourquoi Le laisses-tu sur le parvis de Notre-Dame, Pleurer ton triste sort ? Ma pauvre France, mon pays meurtri, Enlaidi par l’âge des machines, […] Lire la suite

DEUX MILLE TROIS CENT TROIS

Deux mille trois cent trois. C’était un jour, je ne sais plus lequel, C’était un jour mort, terrible, effrayant, Un jour sans fin et un jour achevé. Dans son corps de fer, l’homme – Pouvait-on Encore l’appeler ainsi ? –, l’homme, dis-je, Marchait au milieu des décombres. La guerre faisait rage. Il n’y avait plus rien, […] Lire la suite