RENCONTRES HONGROISES – LORÁND


Il était étranger dans sa propre contrée,

Lui qui me saluait dès la porte d’entrée ;

Il haïssait Versaille à l’indécent traité,

Portant en lui la marque ombrée de l’arrêté

Qui avait terrassé l’œuvre d’un millénaire ;

Tel un céleste objet frappant le sol lunaire,

Ce pacte satanique avait créé l’Enfer

Que l’Histoire connaît sous le nom de Hitler.

Une amitié naquit. Il aimait la musique,

Et j’appréciais le chant, qu’il soit simple ou lyrique.

Sa guitare fidèle accompagnait nos voix

Lors de la Sainte Messe ou bien devant la Croix.

Pourrai-je oublier cet homme à l’âme charitable,

À l’anglais cuisiné, à l’air reconnaissable ?

Ô Lori, qui rêvait que du pays des Hongrois

J’épousasse une femme et, même, je le crois,

Lori, tu m’a confié que de ce fier royaume

Mes aïeux, sûrement, avait porté le heaume,

Écarquillant les yeux, moi, comte dauphinois,

Quand j’ouïs que j’étais des Habsbourg l’un des rois.

« Ismered a Zsófi? [1] (À Budapest, réside

La princesse Sophie) » Rêveur et intrépide,

Voilà comme j’aimais ce fidèle chrétien.

Pour Lori, köszönöm Istenem, [2] le grand Bien.

[1] Tu connais Sophie. (Sophie de Habsbourg est l’arrière-petite-fille du bienheureux Charles et de la vénérable Zita de Habsbourg)

[2] Merci, mon Dieu.

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