LA FIN DES TEMPS


C’était un jour d’octobre, un jour sombre, un jour froid,

Dans un monde détruit où plus un blé ne croît.

À gauche, tout un champ de vignes décrépies

Que trois maigres corbeaux défendaient face aux pies.

Au loin, on pouvait voir la sombre humanité

S’enorgueillir de vivre en toute impunité,

Vivre de son péché tout en espérant bien faire.

Au milieu de la foule humaine, un Mercenaire

Infernal attirait la foule de ses mots

Travaillés. De sa bouche, on voyait les émaux

Luire comme la Mort ; ses yeux pleins de malice

Attiraient les regards tel l’enfant la réglisse ;

Ses oreilles tuaient chaque mot de bonté.

Quand cet Esclave-maître, plein d’une volonté

Noire, plein du désir d’achever son ouvrage,

Arma ses pairs humains de rage et de courage,

ET IL SE DISAIT DIEU. Mais Dieu, il n’était point.

Au moment où de tous il se fut cru rejoint,

Il vit voler vers lui trois corbeaux de lumière –

Qui ne faisaient plus qu’un. Ces oiseaux en prière

Chassèrent l’Antéchrist et le firent chuter

Au fond d’un puits de feu, d’où rien ne peut monter.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s