Mort d’un oublié

Protégé par Cléo La grandeur de ma vie aigrit mon amertume ; Pas un jour je ne vois le brillant du métal, Je reste ce charmeur au vers sentimental, Dont la rime se fait quelque noble coutume ; Ma défaite a grandi cet orgueilleux costume. Du hideux bruit mondain qui surgit du cristal, Je n’oublierai…

L’EXIL

J’ai, ma foi, un peu trop de ces âmes lointaines ! Exilé par la vie aux rives incertaines, J’attends la fin des coups d’un souffle clandestin ; J’attends le trait fatal de l’arrêt du Destin. J’ai, ma foi, un peu trop de ces âmes lointaines ! En ce jour où le Temps n’interrompt pas ses…

LE FADE-ART

L’art, c’est le feu de l’inspiration Reçu en plein œil ; C’est le génie d’un innovateur Réveillé en un coup de crayon ou du pinceau ! Celui qui n’invente pas N’a pas la trempe d’un artiste, N’a pas l’œil d’un peintre, Le crayon d’un dessinateur, Ni la plume d’un poète ! Aujourd’hui, on ne fait…

ÉCHECS (II) – LE LIBÉRALISME

La société libérale – s’il en existe une, Puisque pour le libéralisme, Toute limite doit être abattue – C’est ce conglomérat d’humains qui existent Parce qu’ils existent ; S’ils existent, Ils doivent vivre avec pour seule limite Leur liberté. Ce n’est pas grand-chose, Mais on croit parfois que cela suffit. On croit même qu’être libre,…

DEUX MILLE TROIS CENT TROIS

Deux mille trois cent trois. C’était un jour, je ne sais plus lequel, C’était un jour mort, terrible, effrayant, Un jour sans fin et un jour achevé. Dans son corps de fer, l’homme – Pouvait-on Encore l’appeler ainsi ? –, l’homme, dis-je, Marchait au milieu des décombres. La guerre faisait rage. Il n’y avait plus rien,…