Les cerfs


 Ce paysage heureux de la longue bramée,
 Le voilà qui s’endort et s’éteint, par pudeur,
 Dans un silence heureux qui rappelle l’ardeur
 Du mâle et de sa douce à l’offrande clamée.
  
 Comme la danse s’achève et l’heure est entamée,
 Souplement, la femelle apprête sa candeur ;
 Vigoureux, le voilà qui transmet sa grandeur,
 Par le puissant éclat d’une envie affamée.
  
 Il est là, contemplé, joyeusement pétri,
 Bousculant le regard du poète attendri,
 Le fugace amoureux du prince de la faune.
  
 Je les vois se donner tel un astre qui luit,
 Entends le rien qui vole au-delà de la nuit,
 Quand paraît de l’amour la sûreté de l’aune. 

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