Sur l’orgueil gai


Chaque mot qui va suivre est un intolérant,
Lui qui ne souffre plus ce cirque ridicule,
Ce printemps festival de l’amour majuscule,
Cette marche improbable à l’air désespérant !

Le progrès que nous vend l’ennui médiatique
N’est que cirque et grotesque et cirque plaisantin,
À la mesure, las ! de l’esprit byzantin
De l’ombreuse curée à l’ordre fanatique !

Mes mots sont mesurés quand j’affirme en ces vers
Que l’orgueilleuse Marche affiche sans complexe
Ce monde décadent qui me laisse perplexe ;
Je n’ai jamais compris le but de ses travers.

Ce vieux salmigondis de drapeaux de parade,
De chars, de déguisés, de mots antichrétiens,
Ce cirque est décoré de fortunés soutiens :
Des mille et milliards pour cette mascarade.

Souvent dans ces journaux qui vont donner le ton,
Le monde se défend de toute complaisance,
Mais regardant le cirque avec sa suffisance,
Il s’amuse attendri comme un niais croûton.

Quand marchait l’ennemi de ce pays de France
(Entendez : celle-là qui voulut résister),
J’eusse cru qu’il viendrait détruire et dévaster,
Que nous revivrions cette affreuse souffrance

D’une terrible guerre et de morts conséquents.
Que nenni ! Ce million de Français pacifiques
Dans le calme ont chanté les beautés bénéfiques
D’un mariage heureux de leurs mots éloquents.

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