Tout ce temps a passé que l’Histoire répète
Cet immonde crachat du sang et de la mort,
Tout ce temps écoulé qu’une histoire interprète
Comme le jugement proféré par le Sort.
Il est temps de redire avec force et courage
Que nous avons éteint au cœur l’homme blessé !
Mais si l’ombre des temps s’amoncelle avec rage
Sur l’homme qui se courbe et paraît insensé,
Il se révèle alors ce rien, ce quelque chose,
Un instrument terrible à l’humble aspect de bois ;
Et cet objet révèle un doux parfum de rose,
Tandis que le courbé délaisse cette croix.
Devant lui, le tourment d’une vie infidèle,
Près de lui, le soupir d’un odieux démon,
Pas très loin, brillant mal, une lueur si belle,
Qu’elle aveugle le bougre… Il méconnaît son nom.
Il entend une voix tout au loin le lui dire,
Et paraît mendier quelque chose, un amour,
Un peu de charité face à ce qui semble pire,
Une lueur d’espoir au milieu du jour.
Quand il perçoit les mots que lui envoie un rêve,
Un presque rien de foi vient alors en son cœur ;
Il se relève un peu, voit qu’il n’est point de trêve,
Que le Mal agit tant qu’il le croirait vainqueur…
Quand on demande au Christ qui donc est ce pauvre homme
Pour être appesanti sur ce crasseux chemin,
Jésus vient désigner cette Église de Rome
Qui n’est que boue affreuse et pourtant de Sa Main.
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