Entendez les oiseaux qui chantent à l’envi Leur unisson de chœur en cette fraîche aurore – Ces heureux pépiements dont l’air aura ravi La piété du simple à l’âme qui colore – ? Car tous ces pépiements volent et vont joyeux‚ D’une brindille à l’autre ils se plaisent à rire ! Vous-même‚ oserez-vous contempler le soyeux D’un œil extasié qui écoute pour lire L’ouvrage de Jésus en ce calme concert ? Face au chant printanier où la vie abandonne Les clefs de l’avenir à qui fut au désert‚ Avez-vous repéré ce pauvre qui chantonne ? Bernardone le Jeune a pris pour bons amis Les lépreux et l’habit de la pauvreté crasse ; Il a vu de son cœur les généreux semis Répandre avec courage une Croix qui embrasse L’ombre de nos péchés pour la vaincre à jamais ! Dans le ciel‚ comme il chante avec l’ardeur de l’âme La beauté de ces voix qui prient dans les sommets‚ Voici qu’un divin signe éveille en lui la flamme D’une heureuse louange à la douce couleur ! Les oiseaux‚ sans comprendre et pourtant pleins de joie‚ De leur vol font la Croix qui rendit sa valeur À ce que l’homme fait mais que sa faute broie ! En ce printemps nouveau les chants ont redoublé‚ La vigueur d’un concert sous le ciel sans nuage Éveille à la splendeur dont le pauvre est comblé‚ Car c’est au Christ qu’il rend ce bienheureux hommage !

Laisser un commentaire