Il est un héroïsme aujourd’hui décrié, Ce courage de fous qui veulent d’une vie Que condamne déjà l’ombre d’un avarié ; Ce jeune enfant porté d’une femme ravie Est devenu le poids d’un couple impréparé. L’injustice est criante et la fin est cruelle Pour ces instants d’amour au goût de chamarré ; Il lui disait tantôt qu’il ne voulait plus qu’elle, Il se débine enfin et lui laisse le choix : Cet enfant qu’elle porte ou son cœur pas si tendre. Elle choisit la vie et la porte… La loi, Cependant, d’un progrès que l’on aime trop vendre, La loi, dis-je, lui vend le bonheur incarné Par un peu de potasse et beaucoup de souffrance ; Elle choisit la vie en son cœur acharné, Pour prendre dans ses bras son bébé d’espérance. Pour cette belle femme au généreux désir, Combien tromperez-vous face au choix de la vie, Indigne avortement d’une enfance à rosir, Condamnation à mort d’une innocente envie.

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