Les journalistes


Je redoute la guerre et la peine indicible, 
La colère qui monte en ce pays mortel. 
Un sérail sclérosé qu’on croirait invincible,
Préférant s’acquérir sur un sinistre autel
 Les parvenus du monde en leur hégémonie, 
Répand sur notre France un venimeux pastel.
Le peuple qui s’est tu, que l’élite renie, 
Ces gens lui font de l’œil d’un superbe hautain ;
Dédaignant regarder cette masse honnie,
Quand bien même elle hurle un combat incertain, 
Ils y voient le billet, le bon papier, l’image, 
L’article, le format, le scoop ou le potin.
De l’homme de pouvoir on lustre le plumage, 
Préférant sa richesse à ce peuple indécis ; 
On veut boire à la source et ce n’est qu’un mirage.
De la libre parole à l’atour de glacis, 
On vante le marbré du droit que je conserve ; 
Alors que pour l’engeance aux dogmes imprécis, 
Rien qui soit plus utile, au fond, que l’âme serve.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s