À TOUT PARTISAN DE L’EUTHANASIE


La dignité de l’homme, une bien grande question !
Qu’est-elle ? Je vous le demande, à vous, qui semblez en être les grands spécialistes ! Je vous le demande encore, à vous, médecins, infirmiers, politiques ou citoyens lambda engagés dans cette association ; vous devez bien avoir une réponse à la question : Qu’est-ce que la dignité ?
Vous l’avez, c’est sûr ! Et c’est bien votre problème : vous savez au plus profond de vos âmes que la dignité, ce n’est pas de mourir de manière active ; vous savez au plus profond de vos êtres combien vous seriez tristes que l’on vous dise que « vous n’avez point de dignité » parce que vous souffrez de je ne sais trop quelle maladie incurable, et insupportable. La dignité, ce n’est pas un mot vide de sens, ce n’est pas ce mot que vous utilisez pour faire de la com’, c’est avant tout une richesse intrinsèque à l’Homme, une chose qu’on ne peut lui retirer.
Vous me parlerez, j’en suis sûr, du libre-arbitre ! Mais quand on souffre atrocement, on peut quand même avoir cette espérance, que la mort n’est que chemin, que passage ! J’en veux pour témoin mes deux grand-pères, dont l’un est décédé, que le Parkinson a rongé et ronge encore pour l’un ! Je vois en eux la belle image de la souffrance transformée en amour, je vois en eux l’image de l’amour profond qu’ils nous portent !
Si la vie est si terrible, si la vie est cette horreur qu’on ne choisit pas, n’est qu’un accident, et qu’un jour la Maladie la submerge, aurez-vous toujours ce courage de dire « je veux mourir, car je ne vaut rien ! » Je sais combien vous direz non à cela, je sais combien votre cœur se refusera à l’éventualité de la mort, puisqu’au profond de lui, il croit qu’elle ne mène à rien !
Mais si votre cœur change, si votre cœur se tourne vers l’espoir qui devrait toujours le guider, je le sais, il verra la lumière de la vie, il saura combien elle est belle, qu’elle est une chance, et que la souffrance n’est qu’un passage !
Ô militants de cette association, combien je vous souhaite de mourir dans la dignité ; mais ai-je besoin de vous le souhaiter, puisque même face à la mort, vous resterez dignes, puisque même face à la mort, vous resterez des hommes !
Vianney.

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