MEURTRE


C’était un jour d’été sur cette sombre plaine,

Un amoureux cherchant dans une quête vaine

Sa Dulcinée. Hélas ! L’Ennemi qui rôdait

Dans l’herbe mal garnie, cette avoine maudite,

Ce blé trop misérable et cette mort subite,

Ce terrible assassin que le Malheur guidait,

Il vint. La Dulcinée ne vient pas. Que fait-elle?

Elle est dans le lointain verger. L’Amour appelle.

Il chante un chant nouveau, il chante un chant brûlant,

Ce brasier désirable ; et l’Ennemi violent

Brandit son coutelas funeste : la Traîtrise.

Il tire un mal carreau ; la Dulcinée se brise,

Et le verger, le doux verger, se fane et meurt.

Ô malheur ! ô Tristesse ! ô soleil sans lueur !

Ce jour-là l’Amitié n’eut plus sa forme humaine !

L’Homme la prit pour Dieu, et elle devint vaine.

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