GRANDE ARMÉE

Dernière folie d’un homme misérable, Dernière lubie d’un tyran déplorable, Qui crut qu’assez bien nul jamais ne l’estimât,[1] La Grande Armée tomba sous les coups du climat, Sous les assauts neigeux que seul le Temps supporte, C’est dans le froid, le froid du lointain qu’elle est morte. Les soldats impérieux étaient agonisants ; En deux mois…

AU GUI L’AN NEUF

(Il est minuit)   LE TEMPS A l’instant, je ne suis vieillesse ni jeunesse, A l’instant, moi, le Temps, il faut que je renaisse. S’il eût fallu qu’un jour mystérieux on m’arrête, De l’an nouveau ce n’est nullement la requête : Tous les premier janvier, l’animal raisonnable, (Où a-t-il sa raison ? La fête est agréable, Mais…