Je pose mes désirs sur ce cahier de rêves
Et les appelle à suivre un chemin tout tracé,
Aussi vais-je tantôt de ces impudeurs brèves
Dire tout l’irréel d’un air prude et glacé. 

Je n’ose pas clamer que je veux la victoire, 
Que ce n’est qu’un orgueil que d’être ambitieux,
Je rêve seulement de ce qu’on nomme gloire,
Que j’aime tant nommer, l’esprit malicieux, 

Réussite… Souvent, je ne veux pour ma rime,
Mes vers alexandrins, mes mots, mes raretés,
Que les plus grands honneurs et la plus grande prime.
Mais je dis, faux modeste aux airs bien empruntés, 

Que je ne rêve rien, que peut me chaut, qu’importe
Les lauriers pour mes vers s’ils ne sont que cela !
Mais je désire tant l’emporter de la sorte,
Que je ne puis cacher le rêve que voilà !

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