
Dans ce tumulte noir de puissances hostiles,
Le pauvre galion que guide un homme âgé ;
Autour du bâtiment tout un peuple enragé
Lui lance sans arrêt de nombreux projectiles.
Ces coups peccamineux demeurent inutiles,
Car aucun ne paraît l’avoir endommagé ;
Il gagne sans soldats le combat engagé,
Les assauts les plus durs apparaissent futiles.
Voyez ! cette colonne éloigne les malheurs,
Cette autre plus petite efface tous les pleurs ;
Le grand navire vient pour y mettre une amarre.
Face au méchant qui veut assassiner son chef,
L’Église paraît frêle avec son tintamarre,
Mais reste pour toujours cette invincible nef.