Les quatre saisons


Je suis de nouveau récompensé pour un de mes textes : j’ai reçu un diplôme de l’Académie des jeux floraux du Genêt d’Or pour le poème ci-dessous.

Quand j’oie [du verbe ouïr] une musique et sa douceur vivante,
J’en laisse le silence exprimer les ardeurs,
Et sa tendresse vogue en mon âme fervente.

Un parfum d’Italie enivre les odeurs
D’un merveilleux Printemps qui danse avec envie :
Ils courent sans cesser, les archets baroudeurs,

Par ces beaux violons ils obtiennent la vie,
Comme l’humble caresse au midi de l’amour,
Qui va, revient, et part, comble l’âme ravie !

Là, sourd en mon esprit la chaleur du beau jour :
Voilà l’Été qui vibre au concert frénétique
De ces beaux instruments du discret troubadour.

Puis l’Automne s’en vient par ce récit pudique,
Laisse courir au loin le discours merveilleux,
L’habit des sentiments sur ce joyeux cantique.

C’est l’Hiver. La douceur de flocons radieux,
Les mots du froid qui dure et leur torpeur discrète,
La neige et le verglas d’un air mélodieux…

Quand tous ces violons disent l’âme secrète
De cet humble concert à l’oreille si beau,
Seul le silence en est le parfait interprète,

Lui qui des instruments se fait le doux flambeau.

Laisser un commentaire