La langue de la paix‚ nous la parlons bien mal.
Eh quoi ! garderons-nous la peur de vivre en frères
Ancrée en nos esprits comme un sens trop banal ?
Dieu voit tellement plus que tous ces vœux contraires‚
Qui retiennent l’ami de l’être en vérité‚
Il dit tellement plus que ces mots téméraires‚
Qui nous blessent à mort avec célérité !
Dieu voit trop de soldats parjurer Ses messages
Et pervertir Ses mots dont ils ont hérité ;
Sur la Terre mourante Il lui manque des sages ;
Dans ce monde indécis pas assez de croyants !
Rejetons cette haine abîmant nos visages‚
Faisons choir cet acier de jurons rougeoyants‚
Laissons venir en nous une amitié profonde‚
Et les mots de la paix deviendront flamboyants‚
Aujourd’hui‚ pour toujours‚ sans fin‚ chaque seconde.
Ce texte, je l’ai déclamé à l’occasion de la fête de la Pau i Treva [paix et trêve de Dieu] à Toulouges, dans les Pyrénées-Orientales, au cours du concert de l’amitié inter-religieuse.

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