Mon jardin

Le Jardin poétique de Vianney est né dans ma tête un jour de mars ou d’avril 2004, au collège pour garçons Saint-Donatien de Derval. C’est à l’occasion de la rédaction d’un poème que ma vocation de poète est née.

Je ne me rappelle que le dernier quatrain : Le voilà donc à Sainte-Hélène,/ Celui-là, aux bâtons d’ébène,/ Il est mort oublié de tous,/ Oublié par trop d’entre nous.

J’ai longtemps réfléchi à quel fin j’utiliserais ma vocation poétique. Au départ, je prévis d’écrire un livre hugolien, qui s’appellerait Le Châtiment des Socialistes. Je me suis donc mis à rédiger du jour au lendemain des poèmes anti-marxistes, croyant que ces poèmes auraient des allures de Jugement dernier pour les socialistes. Je n’ai renoncé qu’au bout de trois ans, après avoir écrit plusieurs milliers de vers de pamphlets qu’avec du recul je considère comme ratés. Le seul à peu près convenable est une épître à Voltaire qui termine ainsi : « (…) la Pensée, Voltaire, est un mal qui détruit/ L’heureuse volonté de gouverner l’esprit. »

Après avoir fait une expérience qui a bouleversé ma conception du monde et de la poésie, j’ai décidé d’écrire des éloges, des poèmes racontant la vie de tous les jours, non des poèmes à la Florent Brunel dénonçant sans courage, et improductifs. Même si désormais je n’hésite pas à défendre mes valeurs.

J’ai donc préféré me mettre dans la peau d’un jardinier.

Voilà la raison d’être du « Jardin poétique ». Voilà pourquoi j’écris.

BeL13ver, poète.

 

« Le Jardin poétique de Vianney » (Vianney’s poetic garden) came up to my mind once upon a time in March or April 2004, in the boys’ boarding school of Derval. By writing a poem my lyric vocation had been born.

I only remember the last four lines.

On Saint-Helen island there he is,/ The man of whom were ebon sticks!/ Forgotten by all, he died/ Forgotten by too many of us.

For a long time, I made up into my mind what would the purposes of my pieces of poetry. At the beginning, it was supposed to be a Hugo-written-alike pamphlet called Le Châtiment des Socialistes (Socialists’ damnation). Thus I started with immediately poetry against marxist people, believing that this would be identical to the Doomsday for them. I gave up only after three years. I had written thousands of pamphlet’s lines that I considered rotten since then. The only one I couldcurrently afford a bit is an « Epistle to Voltaire » which is ended by this words: « …Yes, Voltaire, thinking makes ill/ To govern the mind the wonderful will! »

As my conception of world and poetry suddenly changed due to a raddcal experience, I decided to write praises, pieces of poetry talking about daily life. No more poems denouncing without courage without creation, on the Florent Brunel’s manner, denouncing without courage, and non productive. Even if I did not hesitate sometimes to defend my values.

That’s why I preferred to be colored by a gardener skin.

That’s why I created the poetic garden. That’s why I wrote.

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