Écrire

Protégé par Cléo J’écris à m’inspirer ce souffle intérieur, Ce cri de l’encre noire et d’une plume vaine ; Je laisse fuir un mot sur mon cahier rieur, Pour les yeux qui verront tout le pur de ma peine. Là-haut, dans l’horizon du tranquille lointain, Je parle et sanctifie un peu de l’existence, Les vers sortent…

Y croire

Protégé par Cléo Croyez-vous que je sois ce triste sireÀ la pauvre vertuQui chante aux alentoursDu temps qui passeQuelque chanson perdue ? Vous le croyezPeut-êtreDans vos foyersSous la chaleurD’un feu de cheminée Me croirez-vousQuand je vous disQue j’y peux rienSi j’ai tout perdu ? Vous ne croyez pasQu’un pauvre gars sans toitIl veut pas faire la mancheVous…

Douce partition

En déposant ces mots j’écris l’éclat d’un rêve Et laisse à l’aventure un trait de sa douceur, Je prends la douce plume où j’ai mêlé, si brève, Une idée imprécise à l’opaque noirceur. Quand je ne sais que dire avec les mots des sages, C’est alors justement qu’en moi viennent les vers ; Chanteurs mystérieux…

Mort d’un oublié

Protégé par Cléo La grandeur de ma vie aigrit mon amertume ; Pas un jour je ne vois le brillant du métal, Je reste ce charmeur au vers sentimental, Dont la rime se fait quelque noble coutume ; Ma défaite a grandi cet orgueilleux costume. Du hideux bruit mondain qui surgit du cristal, Je n’oublierai…

Troublante humanité

Protégé par Cléo Écoute-le, ce cœur, battre son timbre frêle D’une tendre mesure à l’amoureux chanté ; Le chant de l’existence est comme une aquarelle Qu’un coloris rythmique appose avec doigté. Comme un bruit tranquille à l’ombre généreuse, Il éprouve les sens de son tendre plumeau ; Brisant le convenu d’une âme aventureuse, Parfois, d’un heureux rêve…

IL ÉTAIT FRANC-MAÇON

À Maurice Caillet. Je ne crois pas au vain de la sinistre Église Où le vœu d’être libre s’enlise, Je ne crois pas en Dieu, ce Jésus qui n’est pas, Qui n’est qu’un repousse-trépas, Je ne crois pas au Père, à l’Esprit. Pour paraître Je vais voir ce vaniteux prêtre, Mais aujourd’hui, fini. Assez du…

AMOUREUSES ÉTRANGETÉS

Un rythme unique Un rythme frénétique Comme un vent Sur ma peau. Je le sens Qui me caresse Avec son peu De tendresse. J’aime ces mots Je les chéris Je les sens Je les vis. J’embrasse ces mots Qui se bousculent Sur mes lèvres Apaisées. Uniques Vent du langage Qui part au loin Dans l’absolu…

BOUTEILLE À LA TERRE

Vois cet enfant bizarre, égaré, solitaire, Danser paisiblement sans vouloir déranger, Souvent, quand on lui parle il croit être en danger, Il voit chacun parler mais lui aime se taire. Les manières d’autrui pour lui sont un mystère : Son regard toujours froid qui te semble étranger Cache tant d’émotions, tant d’efforts pour changer ;…

FIN DE L’ÉTÉ

De ce vent automnal, j’aimerais partager La douce mélodie. Sens-le qui te caresse, Ce zéphyr envoûtant comme l’enchanteresse ; Le calme de son souffle est un air passager ! Réjouis-toi de la pluie dont il est messager, Car déjà, il fait fuir la chaleur qui t’oppresse ! Ce Soleil de l’été, de ses rayons, t’agresse…

JE VIS DE CETTE JOIE

C'est avec de l'amour que je veux transformer Ma vie, l'offrir au monde avec délicatesse ; Je peux de ma douleur faire un puits sans tristesse, Et de mon pauvre rien mon âme peut s'armer. Je vis de cette joie dont on veut s'alarmer, Je loue la frêle vie et non la robustesse ; Au…

ESPÉRANCE

Dans ce rêve envolé je m'arrime à l'espoir Que, peut-être, le temps vient offrir à ma lyre ; Je le crois tout à fait tant j'aime me relire, Voir dans ces vers le Beau dont ils sont le miroir. Ma joie est de sortir ma plume du tiroir, Humecter le papier de son tendre collyre…

DANSE DE LOUANGE

Fermant les yeux, je dansai ; Les fermant à la lumière Du monde, la fois dernière, Je dansai, je m’élançai ! Ma danse était libérée : Mon pas était doux, léger ; Je me laissai protéger Par sa force accélérée ! Je dansai pour Jésus Christ, Le roi d’éternelle gloire ; Je dansai pour sa…

L’ART DU VERS

Qui n’a pas essayé un peu de poésie ? Ou quelques mots, cherchant des vers de frénésie ? La poésie sublime aussi bien l’avenir Que l’homme se dessine et ne peut retenir, Que le fuyant passé, tiré de la mémoire, De quelque fier ancêtre au sommet de sa gloire. Mais ce que le poème, art…

LE POIDS DES MOTS

Le poids des mots est sans demi-mesure : Ce poids entier pèse sur l’embrasure Des cœurs, ces cœurs entaillés du péché ; Ce sceau du Mal qui me rend éméché Par l’alcool vain de ces séductions vaines – Ce poison lent qui coule dans mes veines. Mauvais, le mot damne avec dureté ; Béni, il…

À MA FUTURE FEMME

Peut-être ne te connais-je pas encore, Sûrement ne t’ai-je pas encore rencontrée, Mais je sais que tu m’es destinée ! Dans mon cœur Dieu a suscité Ce désir de mariage, Et ce mariage, Femme que je ne connais pas encore, Je désire le vivre avec toi. C’est avec toi seule que je souhaite Me marier,…

SUR LES MOTS

Les mots vacillent, les phrases tombent, les paragraphes choient. Une chute sans fin. Couchés sur le papier, prononcés à la va-vite, Les mots se bousculent dans mon esprit. Une chute sans fin. Je parle, j’écris, je chante ces paroles De l’esprit. Une chute sans fin. Une chute sans fin sur l’obstacle De la pensée, une…

À CE COUPLE DE LA RUE

Nous sortions de l’église cathédrale, En un temps de joie. Nous sortions de cette douce cathédrale Où nous venions de chanter la Noël Avec un cœur changé. Je vis alors Ce couple, Leur chien ; Ce couple resté dehors dans le froid. Qu’avait-il fait ? Pourquoi était-il là ? Je vis cet homme et cette…

NOËL

Voyez les flots de l’Amour Naître en ce beau jour ! Voyez les flammes de la Vie Grandir, grandir, et ne s’éteindre pas ! Ô Noël, Noël ! Mystère de la perfection, Perfection de l’amour incarné, Don divin dans sa plus humaine vérité ! Tu es la joie d’un doux foyer, Où brûle la douceur…

LA JOIE DE SERVIR

Dans la joie de servir, Il y a cet amour du prochain Qui guide l’âme, Le cœur et l’esprit, Les mains qui travaillent, Les pieds qui servent, La tête qui réfléchit, Les yeux qui contemplent, Les oreilles qui admirent. Dans la joie de servir, Il y a surtout Jésus Christ ; Sans lui, Point de…

HYMNE AUX FEMMES

La gente féminine, Un mystère, Un don du Ciel. Je ne la comprends pas vraiment, Cette armée de bavardes et pipelettes, Capable de s’étendre des heures durant Sur un sujet quelconque. Mais j’admire ce don du Ciel, Ces gardiennes du sacré, Ces temples de l’invisible ; Elles qui entendent l’amour, Plus qu’elles ne le voient.…