Dans ce sable, se taire et fuir les vanités,
Partir loin des éclats d’une voix assassine,
Prendre sous son regard les cœurs déshérités,
Planter dans un cœur sec une tendre racine,

Dans l’instant d’un discours qui renverse la Loi,
Aimer… Il voit la femme et non la pauvre pute,
Préfère à ces bourreaux l’attitude d’un roi,
Le silence prudent à la terrible chute ;

Mais il lui faut parler, répondre à ces bourreaux.
Défiant le péché qui vous prend par derrière,
Un mot jailli du cœur brise les jougs moraux :
« Qui n’a pas fait de mal, qu’il lui lance sa pierre ! »

Les vieillards qui sont là qui voient plus jeune qu’eux,
Et pensent à leur cœur endurci par la faute,
Renoncent à l’ardeur de l’esprit belliqueux
Et partent. Du plus mûr à la saillante côte

Au plus frêle jeune homme et pourtant enragé,
Tous s’en vont tête basse et l’âme furieuse,
Fuient leur propre mal d’un air découragé.
Alors le Christ demande à la luxurieuse :

« Sur toi, nul n’a tiré. – Non, Seigneur. » Alors l’Oint,
Posant un doux regard plein de miséricorde,
Dit ce mot : « Moi non plus, je ne te juge point.
Va donc, ne pèche plus. » Ô pardon qu’il accorde !

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