Un certain mois de mai la masse des élites,
Endormie âprement dans son peu de douceur,
S’est prise à découvrir la candide noirceur
D’étudiants crétins déguisés en hoplites,

De jeunes idiots qui préféraient le fric,
La baise, le soleil, les plages et les filles,
Aux discours généreux des dirigeants gorilles.
À la France éternelle et ce pouvoir public,

Ils parlaient de leurs sens bridés, ombreux et fourbes,
Tels des chiens sans maître et fuyant le collier.
La parade grotesque eut tôt fait de lier
La jeunesse naïve à des rougeurs bien tourbes

Aux plus bas syndiqués priant un dieu humain.
Parmi ces gens, Dany le Rouge, un saint peut-être,
Imitateur parfois du plus ignoble prêtre ;
Un beau-parleur rougeâtre à l’atour de gamin,

Un homme de valeur mais surtout de bourrasques,
Qui vole avec le vent de quelque occasion,
Tourne sa veste, et baisse un peu son caleçon.
Tel un nigaud bandit qui pleurera ses frasques,

Il court à l’opportun d’un ami journaliste
Dès lors qu’un opposant dénonce sa chienlit ;
Il se dit innocent de glisser dans son lit
Ceux qu’il aimait hier tel un grand nouvelliste.

Ce que le mois de mai nous acquit de si grand,
Ce n’est sûrement pas la liberté d’être ivre,
Ni même l’art faquin de la douceur de vivre ;
Sous les airs de dandy de ce nain conquérant,

Se cache le non-dit d’une fausse mystique :
L’ignoble amour du sexe et de pauvres enfants ;
Mais quand on lit les mots de crimes étouffants,
Lui n’a rien fait, monsieur, même de fantastique.

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