Il est de ces coquins qui vont à la querelle
Pour quelque envie absconse ou quelque fou désir,
Dans une lutte à mort ils vivent à loisir
Et vont comme affronter leur ardeur naturelle.

La passion des sens tient pour eux du bonheur,
Quand la verve des mots leur paraît presque triste :
Dans ce monde on préfère un néant satiriste,
Des portraits sans génie a pour lui plus d’honneur

Que la beauté sans fin de la tendre peinture !
Vous direz ancien, peut-être, d’un regard,
Ce texte de vieil homme à l’atour de ringard,
Qui refuse la mode et pense à l’aventure.

Il n’a rien de charlot, pourtant, je vous le dis !
De Charlie il n’est point, car ce torchon m’agace :
Préférant à l’injure une rime fugace,
Au brûlot sans courage un air de paradis.

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