Ô tristesse des nuits d’où choit le désespoir,
Amertume du jour qui n’entend nul silence,
De ce grand tremblement que tant ne veulent voir
Sourd la beauté si noble en une humble flagrance !

Aujourd’hui, l’athéisme en quête de bonheur
Nie avec tant d’aplomb l’évidence divine,
Quand bien même la Vierge à la robe d’honneur
Vient à la multitude où Jésus se devine :

Car ce sont ces petits qui voient Jésus là-bas,
Dans leur cœur généreux qui sert avec grande âme ;
Quand le scientifique admet son ici-bas,
Le simple s’émerveille avec la Belle Dame

Que le Christ a vaincu l’inique du péché !
Pâques est la splendeur de l’humaine indigence,
Celle qui magnifia dans le prime évêché
De ses grands hosannas cette royale engeance ;

Pâques en ce Vivant qui transfigure un mort,
Jésus… Un simple souffle et fut la race humaine ;
Une croix du supplice et le Démon qui mord
Fut jeté contre terre où rampe son domaine !

Mais le refus de croire admire son nombril,
Quand même sous ses yeux Jésus se fait présence ;
L’ignare scientisme en dira puéril
Le mystère pascal du tombeau qu’on encense !

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