Le pont des sans-Dieu


Sur le pont de Mostar la haine exacerbée,
Violence inouïe où s’enferme le fort,
Ces non-dits, ces horreurs, ces guerres et la mort,
Cet ignoble jadis d’une terre embourbée ;
 
S’ils savaient, s’ils savaient, qu’au-delà des vallons
Qui dominent leur ville et leur colère noire,
S’ils voyaient de leur cœur et non de leur mémoire,
Le serpent de leurs yeux mourrait sous les talons
 
De celle qui porta le Dieu plein de tendresse !
Sur le pont de Mostar le sang va, furieux,
Dans les bras éplorés de son manteau soyeux ;
Marie appelle à mieux qu’une âme vengeresse
 
Qui dit faire le bien mais susurre le mal.
La Gospa lentement reconstruit l’édifice
Avec les mains du cœur qui veut sans artifice,
Que l’Amour soit aimé du prêtre au cardinal.
 
Mostar, ville maudite à l’âme enténébrée,
Ville des passions, des meurtres et des cris,
Seul Dieu vous bâtira plus haut que les débris
De bâtiments amers d’une folie ombrée !

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