L’éternel second


 Dansant sur ces deux roues à la folle vitesse,
Il vécut sur le Tour cet honneur singulier
De ne prendre jamais le maillot du premier ;
D’être pourtant ami de cette foule en liesse,
 Acclamant son « Poupou » plutôt qu’un Anquetil,
Autre vainqueur jaloux de cette gloriole
Qui vous promet l’amour en offrant son pactole.
En plus d’être bonhomme et simplement gentil,
 Notre vaillant Raymond courut après la chance,
Sans se plaindre de quoi que ce fût d’exécrable ;
Malgré l’ombreux jacquard à l’ire mémorable,
Qui tenait à son dû – le Jaune… Quand la France
 Réclamait son héros, cependant, Poulidor,
Le vaillant Auvergnat sur sa bécane artiste,
Remportait le duel contre cet élitiste.
Les lauriers du vainqueur ne valaient point cet or
 De l’amitié des gens pour une cause perdue.
Le voilà désormais dans cet autre horizon,
Face au Père des Cieux qui plus que le vison
Préféra pour Son Fils cette faveur ardue !

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