Gilets jaunes


Portant le noir silence avec l’ombre des morts,
Il arrache à la vie une pâle souffrance,
Râle son fol dégoût pour le triste et le rance,
Crache son amertume aux airs mornes et tords.

Aujourd’hui malheureux, mon pays se révolte.
La politique aveugle et l’argent séducteur
Ont depuis trop longtemps fait du chef un acteur ;
Nul pour y croire, aucun n’y va, chacun récolte.

Le gars de la campagne et ses airs chevelus,
Le type de la ville à la mine fragile,
Le pauvre de la rue avec son air tranquille,
Ils ont longtemps trimé, mais ne pourront pas plus.

Le souffle de la nuit fait suffoquer le monde –
Les soupirs des tyrans qui plaisent au pouvoir –
Rien n’est plus redouté mais comment le savoir ?
En attendant le jour l’homme torturé gronde ;

Il ne se lasse point du cri de désarroi.
Qui pour entendre un cri qu’on appelle impuissance ?
Beaucoup font forte mine à hurler leur silence,
Quand le pays réclame une tête de roi.

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