HALÂP


Dieu est grand !
Dieu est grand !
Crient-ils, alors
Que leurs lames
Ne font pas mieux
Qu’égorger. Rien
N’est plus violent
Que ces blasphèmes.
Au cœur de la Syrie, pays blessé, martyr,
Une cité détruite et des hommes hagards,
Ont oublié jusqu’au doux mot de paix.
Les enfants ne jouent pas, ne dorment pas,
Ils ont même oublié comment le bonheur
Pouvait exister, au milieu de cette folie,
De ces meurtres, de ces combats, de ce sang.
Je ne sais même pas s’ils connaissent ce mot.
Alep ! Alep ! Comme un cri de détresse
Ton nom se répand dans le monde entier.
Alep ! Comme un cri de misère, tu meurs
Sans l’abri même d’un peu de repos.
Tu meurs par la folie de quelques hommes,
Qui ont décidé on ne sait trop quoi,
Si ce n’est que la guerre était justice ;
Une justice, une vengeance personnelle,
Voilà le vrai visage d’un conflit,
Voilà le vrai visage de la mort
Dans ce pays qui tombe aux pieds
De la violence, en sanglots.
On crache sur toi un flot
De haine, de sang, de mort.
On crache sur toi, comme si
La mort était la solution.
Comme si le meurtre
Résolvait tout. Comme si
L’humanité ne valait pas
Mieux. Comme si
Les hommes
N’étaient
Rien.

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